AnneCé et Nico en Australie

Journal de bord d'une nouvelle vie en Australie.

08 juillet 2008

Un dimanche soir à Byron Bay

Ce soir nous sommes à Byron Bay, le temple hippie d’Australiens en quête d’une vie sans contraintes. Nous venons d’assister pendant 2 heures à un concert reggae-lounge, un peu néo new tendance, dans un bar blindé de babes de tous âges. Un grand moment de perte de repères total…
Ce soir nous avons vécu les Chroniques de San Francisco en vrai : les 3 cinquantenaires aux cheveux rouges, vêtues de dentelles et de panthère de la tête au pied se faisant appeler les Butterfly Sisters, rapport bien sûr aux ailes qu’elles portaient dans le dos ; le vieux motard aux cheveux longs, bandeau façon pirate, veste en cuir et rire gras, la bague tête de mort portée fièrement comme un signe de « m’approche pas ou t’en prend une » ; les grands beaux (parfois même très beaux faut bien le dire) baraqués aux cheveux longs, blonds et juste encore un peu salés de la sortie en surf de l’aprem ; la célibataire en perdition se désarticulant sur la piste en tentant d’attirer le regard du chanteur pré pubère ; et moi, plantée dans ce décor sur mon tabouret de bar, le regard hagard, ma bière comme seul élément d’appartenance à ce monde nouveau, ma polaire et mon treillis me rendant aussi extraterrestre qu’eux le sont pour moi. 
Ceci dit mon Nico n’a pas l’air d’être plus à l’aise. Cette fois pas de Beat It les genoux à terre à épater la galerie. Non, cette fois Nico tout petit dans ce monde de grands baraqués, Nico les cheveux trop courts et pas assez salés, Nico tout perdu aussi.
Quand tout à coup je l’étends me dire la parole qui me sauve de ma torpeur « Si nos parents voient ça ils nous ramènent immédiatement en France ».
Ouf ! Juste ce que j’avais envie d’entendre au moment où j’avais envie de l’entendre. Je ne suis donc pas seule à me sentir un tantinet soit peu « déracinée ».
Nan, parce que vous ne vous rendez peut être pas bien compte, mais Bondi Beach c’est déjà comme un grand pas vers un grand changement de vie mais alors là, plus on remonte dans le nord, plus on est loin, très loin de Clichy Beach !

A part ça tout va bien. Nous avons croisé nos premiers Kangourous au bord de la route, beaucoup sont vivants, d’autres plutôt morts.
D’ailleurs notre campervan est équipé d’un énorme pare buffle anti-kangourous. Quand on voit le machin, on imagine assez facilement que si on s’en tape un il ne va pas s’en sortir avec l’arcade sourcilière ouverte.
En même temps, le dernier qui a rendu un Kangourou encastré dans son campervan au loueur en a eu pour 3000$ de réparations, donc bon. Comme quoi il y a vraiment plus con encore que notre dernier accident à nous !
Mais on vous fera un chapitre spécial Kangourou avec photo à l’appui si possible.

Il semblerait qu’il y ait aussi plein de Koalas dans le coin mais ceux-là sont perchés à 10 mètres de hauteur. Pas sûr par contre qu’on grimpe jusque là pour prendre la photo.  Désolés. En plus le Lonely dit qu’ils ont l’air d’avoir une case en moins.

Par contre, spectacle de sauts de baleines à ciel ouvert aujourd’hui. Nous nous sommes juste arrêtés à un point de vue pour voir la cote à l’infini quand tout à coup un banc de baleines nous a offert des sauts de bienvenus dans tous les sens. Le bonheur.

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui.
Pas de photos parce que pas de photos et parce que connexion Internet digne d’un modem 14K.

On vous embrasse !

Posté par annecetnico à 11:05 - CoteEst - Commentaires [0] - Permalien [#]

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