AnneCé et Nico en Australie

Journal de bord d'une nouvelle vie en Australie.

06 juin 2008

Mea Culpa mais j'avais de bonnes raisons...

A ma décharge, car oui je suis évidemment responsable du relookage de toute la face arrière de notre hébergement à 4 roues… j’ai en effet parké le campervan en en oubliant malencontreusement le frein à main, et il est probable que ce fut la cause de cet accident apparemment inédit… mais c’était pour la bonne cause et je pense qu’une fois quelques précisions apportées, tout le monde en conviendra.

Donc oui, après avoir jusqu’ici très attentivement suivi les consignes du personnel du ferry afin de garer notre autrefois-magnifique carrosse là où on me le demandait, j’ai entraperçu une femme enceinte tombant du pont du ferry… Donc oui je le reconnais, n’écoutant que mon courage j’ai sauté précipitamment du véhicule pour réaliser ensuite un plongeon de quelques 8 mètres de haut en direction de cette pauvre âme en perdition. J’ai sauvé cette inconsciente d’une noyade certaine pour ensuite la hisser sur le pont et constater qu’elle perdait les eaux… Là encore trouvant des ressources insoupçonnées, sans doute poussé par mon instinct et mes restes de secouriste aux Eclaireurs de France, j’ai donc écarté la foule qui pourtant m’applaudissait et ai aidé cette jeune néo-zélandaise à accoucher.  Laquelle, malgré l’importance du moment pourtant magique qu’elle était en train de vivre, n’avait à cet instant présent que de l’admiration dans les yeux pour ce jeune français venu à son secours. En pleine réalisation de ce haut-fait, le maire de Wellington s’est également approché sous les Vivas émus des badauds afin de me demander pompeusement si j’avais une préférence sur le fait qu’un stade de rugby ou qu’une bière porte mon nom ? Tout à ma réflexion sur le sujet et alors qu’un médecin faisait enfin son apparition s’occupant de la mère et du jeune enfant qu’elle décida sur le champ d’appeler « Nico » (tout comme une nouvelle bière Néo-Zélandaise d’ailleurs), j’ai dû gentiment répondre pendant encore quelques instants aux sollicitations des journalistes en même temps que d’autres couples m’apportaient respectueusement leur progéniture en me demandant de leur toucher le front…

Bref, je ne vais pas me chercher d’excuses mais oui : Mea Culpa. J’ai sans doute oublié de serrer ce p**** de frein à main, ce qui peut paraître stupide après coup mais l’est certainement moins que la tête que j’ai dû faire lorsque, plongé dans l’observation d’un magnifique coucher de soleil à l’arrière du ferry, j’ai constaté soudainement qu’un camping car se mettait à traverser le pont en pleine mer de Tasman, suscitant les cris et les hurlements du personnel de bord dont il prenait la direction. Au vu des explications précédentes, je n’ai pas la moindre once de culpabilité (un peu quand même pour notre loueur en voyant le résultat) mais me demande toujours depuis ce que cela aurait donné si notre logement était passé par-dessus bord ?...

3 500 kms à traverser l’ile du Sud de la Nouvelle-Zélande, en roulant à gauche, en manœuvrant entre des ronds-points  et des priorités à l’esprit aussi tordu que contradictoire, en pensant chaque matin avant de reprendre la route (pour l’instant) à débrancher la prise du véhicule aux bornes électriques où nous stationnons, et il aura finalement fallu que le drame arrive en pleine mer…  La vie est imprévisible parfois. Moi aussi certainement.

Posté par NicoGuillemot à 10:08 - NouvelleZelande - Commentaires [0] - Permalien [#]

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